Regarder en face hier et aujourd'hui pour préparer demain

L'effondrement d'un système à bout de souffle

Trop longtemps, notre monde est parti à la dérive. Les catastrophes se succèdent à un rythme de plus en plus rapide, les crises se superposent: sanitaire, économique et financière, écologique et sociale.

Presque tout le monde le reconnaît aujourd'hui: notre modèle de civilisation, à bout de souffle, est menacé d'un possible effondrement qui pourrait survenir à tout moment.

Ruines capitalisme 2

                       Illustration Jonas DeRo (recadrée et légendée)

Regarder la réalité en face est inconfortable et douloureux

Nous sommes dans la situation du fumeur qui, par plaisir, habitude et addiction, a toujours rejeté ou remis à plus tard l'idée de s'arrêter. Il invoque la liberté, minimise les dégâts éventuels de sa passion pour le tabac, affirme que pour l'instant le problème ne se pose pas puisqu' il se porte bien. Au fond de lui il sait bien que cela est nocif, mais arrêter est au-dessus de ses forces, de sa volonté et de sa bonne foi. Son choix se repose sur "la raison".

Puis, un jour, son médecin lui annonce que des ennuis sérieux sont imminents. S'il n'en fait pas cas, un accident peut survenir. Son choix se repose maintenant sur le diagnostic scientifique et l'angoisse.

Un peu plus tard, après avoir déclaré "Mon médecin, il m'emm...!!", il est victime d'un grave incident de santé (infarctus, AVC...). S'il est encore en vie, il aura maintenant à faire un choix qui repose sur la peur et l'évidence.

Nous avons vécu l'ensemble de ce parcours:

Depuis les années 70, le diagnostic est posé. Il ne ne cessera plus d'empirer et les signaux d'alarme passeront de l'orange au rouge clignotant.

Depuis le mois de mars 2020, nous sommes entrés dans le dernier stade et sommes à un carrefour historique pour le genre humain tout entier.

 

Pour éviter les faux diagnostics, nous avons besoin de média indépendants, pas des journaux ou des chaînes possédés par les financiers, les industriels ou les politiques. Un service public indépendant en somme !

Pour opérer le "soin", nous avons besoin de " l'hôpital et ses outils": un gouvernement, un parlement, des élus locaux et des fonctionnaires mandatés, évalués et contrôlés, et si besoin révoqués par la société civile. Des représentants en CDD !

Le reste, le capital humain, nous l'avons déjà: main d'oeuvre qualifiée, inventeurs et chercheurs de talent, professionnels consciencieux tous secteurs, intellectuels engagés... Réduits au chômage ou à des managements absurdes, pressurisés ou réduits au silence, tous ceux qui sont prêts à mettre leur talent au service de la qualité, du bien commun n'attendent qu'eux-mêmes!

Alors, puisque nous avons déjà trop attendu (après qui?), on se retrousse les manches, et le monde d'après, on le construit dès aujourd'hui!!!

 Illustration Jonas DeRo (recadrée et légendée)

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