Philippe

  • Nouvelle Vague

    Alors que notre pays traverse une crise sans précédent, la vague de décès quotidiens nous emplit d'une vive émotion. Et de colère aussi. A l'impéritie du gouvernement et de l'administration à gérer cette crise s'ajoute l'immoralité de celui-ci et des précédents dans leur gestion de l'hôpital public.

    Des années d'une politique de flux tendu, de réduction des charges, avec pour modèle Amazon ou la grande distribution, montrent aujourd'hui ce qu'il en coûte de traiter les humains comme des marchandises.

    Un trou dans les stocks, et ce sont des vies qui s'éteignent...

    Lorsqu'on l'interroge sur la disponibilité des masques, Sibeth Ndiaye parle « de gestion en bon père de famille », « avec parcimonie ». On souhaiterait des parents plus aimants et moins cyniques.

    Après s'être faits ignorer, matraquer, les personnels de santé sont priés d'aller au charbon sans équipements. Avec les encouragements et les remerciements du chef de l'Etat. Mais sur le terrain, les professionnels, face à l'extension de l'épidémie, en manque de lits, de masques, de respirateurs, attendent autre chose que des cartes de vœux.

    Ils ne sont plus dupes. De rien (ici). Et si ils continuent, au péril de leur propre existence, à tenter de sauver ceux qui peuvent l'être, les comptes, désormais, sont faits.

    D'ores et déjà, on parle de possible(s) nouvelle(s) vague(s) de propagation. Si elles se produisent, ceux dont on attend de pied ferme des comptes profiteront de leur police et leur armée au service de « l'état d'urgence » pour s'accorder un répit.

    Mais ce n'est qu'une question de temps ; une autre vague se prépare, immense, dans le silence des rues désertes, qui lorsqu'elle déferlera, emportera tout sur son passage : celle du peuple français.

    Pour en prendre la mesure c'est .

    Mais ici, attention. Le pricipe de précaution n'est pas réservé à l'industrie; nos raisonnements doivent aussi s'y soumettre.

    Les élites planifient leurs attaques sociales, financières et politiques selon un agenda qui, au choix, attend, amplifie ou provoque des chocs majeurs pour passer à l'action (voir Naomi Klein et La Stratégie du choc, son livre et un documentaire tiré du livre). Dès lors, comment ne pas envisager comme possible qu'après avoir attendu (et favorisé?) une épidémie dont seule la date était incertaine, provoquant un krach financier tout aussi attendu, la suite des évènements ne soit pas envisagée non plus?

    La révolte qui vient peut utiliser tous les fronts: pénal, juridique, politique, médiatique, grêves, manifs, désobéissance civile...

    Plus notre pression sera diversifiée moins elle sera facile à réprimer ou à esquiver. Ils ont la force que donne le pouvoir, nous avons le nombre et la polyvalence.