Le Blog

Le Blog brasse et distille. Telle est la quête à tâtons des alchimistes en quête de leur pierre philosophale: tenter de nettoyer leur propre pensée et transmuter un système idiot et destructeur en un nouveau cadre dédié à la vitalité et la beauté !

A chaud triturera l'actualité pour essayer d'en identifier les composantes et de les trier.

Ils ont dit compilera des textes inspirants pour trouver méthodes et matières à apporter au fourneau.

Les chroniques du futur proche proposeront un divertissement prospectif (initié dans le journal FAKIR par Valéry Chartier) destiné à manipuler ce réel prétendument "immuable" comme un vulgaire rubiscube, c'est à dire oser, tenter, renverser, créer dans la joie !

  • Comment servir les gilets jaunes ? (partie 1)

     La révolte des "gueux".

    Il faut commencer par saluer la tenacité et l'engagement des gilets jaunes. Une oeuvre qui compte déjà 70 actes, et qui est loin de sa conclusion.

      Dans un style spontané et créatif, ils et elles manifestent leur ras-le-bol. Celui du chômage, des emplois précaires, de la flexibilité, des délocalisations, des salaires qui stagnent, des épargnes qui fondent, tandis qu'inflation et dividendes s'épanouissent.

    Celui de la culpabilisation vis à vis de l'environnement tandis que le capitalisme ne se refuse aucun saccage." Ferme ton robinet quand tu te laves les dents et fais du covoiturage" disent-ils. Les français s'éxécutent mais constatent qu'au même moment, on rase les fôrêts, on massacre les sols et on souille gaiement les nappes phréatiques...

    On leur demande de recycler, c'est-à-dire d'apporter eux-mêmes et gratuitement des matières premières à des industriels. Le temps de la consigne est révolu, celui de l'arnaque l'a remplacé...

    On leur demande l'austérité après chaque crevaison de bulles, immobilières, internet, bancaires, actifs pourris ou surévalués.

    Les complices, au gouvernement, finissent la tonte: pour rembourser les dettes contractées grâce au renflouement de ces messieurs-dames les actionnaires spéculateurs, et celles consenties à leur optimisation/évasion fiscale, l'Etat doit bien entendu tailler dans les dépenses publiques et céder quelques entreprises, de préférence rentables - les déficitaires bizarrement n'intéressent personne - à des amis proches, de généreux donateurs en période de campagne par exemple.

    Justice à deux vitesses, privilèges, corruption et promesses vides...La liste est longue et c'est l'écoeurement qui domine. Mais ce qui a changé, c'est que ça ne passe plus.

    Déterminés à ne rien lâcher, les gilets jaunes se retrouvent face à face avec ceux qui ne sont pas prêts de céder non plus, sûrs de leur puissance, bien réelle, et habitués aux victoires faciles.

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